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Révélations de Renée Le Roux  

Révélations

Auteur : Renée Le Roux, Alain Roullier
ISBN : 2-913197-04-3
Nb de pages : 279, dont 16 de documents
prix en librairie : 122 FF
Achat par correspondance : 122 FF port compris
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Les procès, le procureur Eric de Montgolfier       |       la presse

thème :

« J'ai fait reculer jadis la mafia qui voulait me détruire, je ne reculerai pas aujourd'hui devant une justice censée me défendre. »

Renée Le Roux a été en 1975 la première femme à se dresser contre la Mafia qui s'implantait dans les casinos du sud de la France. PDG du Palais de la Méditerranée de Nice, elle entreprit de résister à "la pieuvre" qui par de crapuleux moyens tentait de s'emparer de ce prestigieux établissement, qui fut durant près d'un demi-siècle le centre de la vie culturelle et mondaine de la Côte d'Azur. Cette lutte inégale s'acheva par la fermeture, puis le pillage et la destruction du Palais.

Trahie, menacée, calomniée, mais jamais abattue, Renée Le Roux se heurta à la corruption du milieu politique niçois, à l'indifférence de la justice et de la police paralysées par des forces occultes. Refusant de céder à de formidables pressions, elle fut pour beaucoup dans l'effondrement du système mafieux qui régnait sur la Côte d'Azur. Cette victoire eut un prix : la disparition de sa fille Agnès, probablement assassinée, dont personne n'eut plus jamais de nouvelles. Aidée par quelques fidèles, dont le célèbre détective belge André Rogge, Renée Le Roux n'a jamais renoncé à connaître la vérité et à faire punir les coupables. Aujourd'hui elle demande des comptes à la justice qui semble ne pas vouloir exploiter les éléments nouveaux qu'elle lui a fournis.

A l'occasion de ces entretiens avec l'historien Alain Roullier, qui permettront de connaître l'origine réelle de la Mafia, Renée Le Roux dévoile aujourd'hui les derniers éléments de l'enquête et ouvre enfin au public les archives secrètes du Palais de la Méditerranée. Elle dénonce également les nouvelles infiltrations mafieuses dans le sud de la France, les étonnants dysfonctionnements de la Justice ainsi que les nouveaux scandales qui ont conduit le ministère à enquêter à Nice et à y envoyer le procureur De Montgolfier pour remettre de l'ordre. Le passé de certaines personnalités est évoqué ; les noms de politiciens, magistrats, policiers, francs-maçons, fonctionnaires impliqués sont cités sans complaisance.

Renée Le Roux est l'auteur de Une femme face à la Mafia, publié chez Albin Michel en 1989.

Les procès, le procureur Eric de Montgolfier :

La publication de ce livre a suscité un grand intérêt chez le public, relayé par les médias (notamment Nice-Matin ; L’Humanité Hebdo ; Le Point ; Le Figaro ; France Info ; FR3 ; M6 et début janvier 2000 Télé Monte Carlo dans l’émission Sud).

Dans le Figaro du 3 novembre 99, le procureur Eric de Montgolfier déclarait au sujet de Révélations : " Dans les affaires dont j’ai une certaine connaissance, je n’ai presque pas relevé d’inexactitudes… "

Plusieurs procédures judiciaires ont été intentées par trois personnes mises en cause dans Révélations. Compte tenu que plus de 650 noms sont cités dans l’ouvrage, c’est relativement peu.

Les deux premières plaintes déposées émanaient de M. Christophe Lotigié, actuellement Directeur Territorial, Chargé de mission à la mairie de Nice et donc proche du maire M. Jacques Peyrat. M. Lotigié s’estimait diffamé et demandait le retrait de la vente du livre ainsi que des dommages et intérêts (une procédure de référé et une procédure en correctionnelle, toutes deux articulées sur les mêmes arguments). Mme Le Roux déclare qu’il était présent à une cérémonie de mariage d’un repris de justice notoire, ce que contestait M. Lotigié. Sa plainte en référé a été rejetée par le tribunal, notamment sur le témoignage de Mme Baréty, sœur de l’ex-maire de Nice du même nom, qui a déclaré qu’elle se souvenait de la présence de M. Lotigié à cette cérémonie.
Sa plainte en correctionnelle a été radiée par le tribunal car M. Lotigié n’a pas juger bon de verser la provision nécessaire à cette action.

Trois autres plaintes émanaient de M. Gilles Buscia, ancien membre de l’OAS, actuellement Chargé de mission au cabinet du maire de Nice. Une de ces plaintes est actuellement encore en délibéré.
Tout d’abord, M. Buscia s’estime diffamé par Mme Le Roux lorsqu’elle rappelle son passé. Dans sa citation en correctionnelle, M. Buscia fait état des propos suivants de Mme Le Roux, extraits de Révélations :
" Le nom de ce personnage avait été mêlé au meurtre du commandant Kubaziac… De même, Gilles Buscia a participé à la préparation de l’attentat manqué contre le Général De Gaulle… Condamné en 65 à la détention perpétuelle, Buscia a été gracié puis libéré en juin 68… " (déclaration qui reprend mot à mot un article paru dans le quotidien Nice-Matin que M. Buscia n’a jamais attaqué)
Puis plus loin :
" … il (Jacques Peyrat) choisissait comme collaborateur l’ex-OAS Gilles Buscia, lequel avait tenté d’assassiner le Général De Gaulle. […] Un homme secondé par l’un des factieux qui avaient tenté d’assassiner son inspirateur historique ! ! ! l’immoralité à l’état pur ! ! ! "

M. Buscia, qui prétend que Mme Le Roux a porté atteinte à son honneur, raconte pourtant lui-même ses exploits dans deux livres intitulés Au nom de l’OAS : Objectif Pompidou et Au nom de l’OAS : Requiem pour une cause perdue. Ces deux ouvrages furent publiés au début des années 80 aux éditions Alain Lefeuvre (aujourd’hui Rédacteur en chef de la revue municipale Nice-Magazine). M. Buscia y explique notamment comment il a assassiné plusieurs hommes, pillé des banques, etc… (les faits étant prescrits, il pouvait tout écrire sans aucun risque de poursuites judiciaires).
Voici pour information un court extrait de Au nom de l’OAS : Requiem pour une cause perdue : " En se voyant perdu le commandant Kubaziac se mit à hurler, attirant aussitôt dans le couloir plusieurs membres de sa famille, qui en tentant de s’interposer, empêchèrent le légionnaire de le poignarder avec précision… J’estimai qu’il fallait en finir et j’ouvris le feu sur l’officier qui s’écroula. Je lui tirai alors le coup de grâce, afin de m’assurer la bonne exécution de ma mission. […] Je regardais mes hommes les uns après les autres… tous semblaient parfaitement détendus et cependant que l’un des légionnaires essuyait son poignard tâché de sang avec un chiffon sorti d’un sac de plage, les autres semblaient admirer la campagne aixoise, fort belle en cette saison. "
Pour lire d’autres extraits, cliquez ici.

M. Buscia a également intenté deux autres procédures judiciaires (une en référé et une devant le TGI). Ces deux procédures sont dues à une coquille d’imprimerie involontaire : le nom d’un mafieux italien nommé BRUSCA (dont il est question dans un chapitre consacré à la mafia) est orthographié BUSCIA sur une des pages. M. Buscia s’est vu tout d’abord débouté de sa demande de retrait du livre de la vente et de dommages et intérêt. Le tribunal des référés, présidé par M. Expert (Président du TGI de Nice), a en effet conclu qu’ " il y a lieu de considérer toutefois que cette erreur manifeste d’imprimerie n’est pas de nature à provoquer, un risque sérieux de confusion entre Gilles BUSCIA, et Giovanni BRUSCA chez un lecteur normalement attentif. "
Toutefois, les voies du Palais de Justice de Nice étant aussi impénétrables que celles de Dieu, le TGI a quant à lui estimé quelques semaines plus tard que " la grande similitude entre les noms, qui est d’ailleurs très vraisemblablement à l’origine de l’erreur d’imprimerie, [est] de nature à engendrer la confusion dans l’esprit du lecteur. " Ceci a valu à Mme Le Roux, à M. Alain Roullier et aux éditions Feel une condamnation à 10.000 F de dommages et intérêts ainsi que la publication dans le quotidien Nice-Matin de la décision du tribunal. Ce jugement prend l’exact contre-pied de la décision antérieure du président du TGI jugeant en référé…

Enfin, la dernière plainte émane de M. Laffargue, ex-Commandant de la Police Nationale actuellement retraité. Mme Le Roux l’accuse d’avoir protégé l’avocat Agnelet, principal suspect de l’enlèvement (et probablement de l’assassinat) de sa fille Agnès Le Roux. Dans un rapport de police, M. Laffargue affirmait avoir vérifié l’alibi d’Agnelet. Or Mme Le Roux apporte dans Révélations la preuve irréfutable que l’alibi est faux…
Après avoir demandé plusieurs reports d'audience, M. Laffargue s'est finalement désisté...