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Quelques
extraits d'un des ouvrages écrits par M. Gilles Buscia, qui n'a
pas hésité à porter plainte pour diffamation (atteinte à l'honneur
et à la considération) contre Mme Renée Le Roux, M. Alain Roullier,
et les éditions Feel, suite à la publication de Révélations.
AU NOM DE LOAS : REQUIEM POUR UNE CAUSE
PERDUE (1981)
par Gilles BUSCIA
(aujourdhui Chargé de Mission au Cabinet du maire de Nice Jacques
Peyrat)
Editions Alain LEFEUVRE
(aujourdhui Rédacteur en chef de la revue municipale Nice Magazine)
"la société européenne et
occidentale est bien trop sclérosée et bien trop asservie..." page 7
"Tout ce qui est qualifié
de "crime en France" devient vertu dès lors qu'il s'agit de l'Iran, d'Israël
ou de l'Afrique" page 8
"l'Occident, malade d'une
psychanalyse d'origine orientale de mauvais aloi..." p.8
"les intellectuels
décadents et masochistes" p.8
"Et ce fut l'évocation de
l'esclavage, pourtant né de la déportation d'africains vendus par leurs propres frères
de race..." p.8
"Le cheval de bataille de
l'Orient et de ses complices occidentaux, ce fut essentiellement l'Allemagne
nazie..." p.8
"les Européens
contribuèrent à leur propre perte en se laissant convaincre que le national-socialisme
allemand et les soldats français en Afrique du Nord avaient, pour la première fois dans
lhistoire du monde, commis des crimes, aussi bien contre les Juifs que contre les
Arabes... Et qu'importe si la vérité est ailleurs ?" p.8
"Les Juifs n'ont pas été
les seules victimes des révolutions et des guerres... Les premiers camps de
concentration, ce sont les britanniques qui les ont créés... les britanniques, les
soviétiques les américains et bien dautres ont-ils été jugés par un tribunal
international, ainsi que le furent "les criminels de guerre nazis" à Nuremberg
?" p.8 et 9
"
seuls les serfs
devraient posséder" p.10
"la majorité des français
sont des esclaves et ceux qui ne le sont pas encore aspirent à le devenir et le plus tôt
possible" p.10
"je me considère comme
étranger dans ce pays sans âme" p.12
"me replonger dans
l'atmosphère de la prison, c'est retrouver le chemin de mes souvenirs" p.12
"Ce qui va être décrit ne
plaira pas à tout le monde, et cela ne surprendra personne..." p.12
"je n'écris pas pour me
faire des amis" p.13
"Le 23 mai la décision est
prise de s'emparer de la Préfecture de la Corse, de destituer le préfet et de créer un
comité de salut public" p.36
"nous étions entré en
rébellion ouverte contre le pouvoir de Paris, représenté par le Préfet, il nous
fallait sans hésiter poursuivre notre action pour créer l'irréversible. p.37
"Une manifestation à
caractère insurrectionnel allait être déclenchée (en Corse)" p.38
SUR DE GAULLE :
"je pense qu'ils ont dû,
par la suite, méditer amèrement sur la trahison de leur "grand homme"..."
p.35
"Marcel Savreux (Préfet de
Corse) fut un peu bousculé, il faut bien le dire..." p.40
"Les Gaullistes étaient
prêts à n'importe quel compromis, pour que leur "grand homme", puisse revenir
au pouvoir" p.44
"le nom de De Gaulle
ovationné follement par les foules d'Algérie, suscitait en moi les plus vives
inquiétudes" p.44
"la lutte d'influence entre
les hommes de la croix celtique et ceux de la croix de Lorraine" p.45
"Je pensais que le seul
espoir d'empêcher la récupération de la révolution par les gaullistes, consistait à
"monter" partout des provocations" p.45
"Il fallait maintenant
attendre De Gaulle au tournant" p.46
"Ils apprenaient à
souffrir, à se battre, à devenir des combattants efficaces, faits pour tuer et non pour
être tués ; ils devenaient fiers d'être des paras et de se sentir supérieurs aux
autres..." p.52
"Tous étaient des
parachutistes, et tous étaient désormais fiers de l'être" p.52
"Le 6 du même mois il (De
Gaulle) s'était écrié... Jamais on était allé aussi loin dans le mensonge et la
fourberie. p.52/53
"Ils ne pouvaient imaginer
que le chef de l'Etat (De Gaulle), Officier général de surcroît, mentit ainsi à son
peuple et combattît les intérêts les plus évidents de la France et des français"
p.53
"Challe qui ne pouvait
encore croire vraiment en la félonie de De Gaulle" p. 55
"Cela rappelle les méthodes
policières qui consistent à inciter au crime des truands connus ou soupçonnés de
l'être, afin de pouvoir les éliminer avec certitude sur le terrain choisi et dans les
conditions créées" p. 57
"Une dureté que je n'avais
encore jamais ressentie s'était installée en moi et je sentis bien que désormais, rien
ne serait plus comme avant" p. 60
"Le pouvoir gaulliste
s'appuyait sur un peuple stupide et inconscient" p.61
"Une presse et une radio
serviles" p.63
"Les actions consistaient en
des plasticages d'appartements de gaullistes ou de communistes" p.68
"L'un de mes hommes était
chargé de plastiquer un bar où se réunissaient des communistes qui m'avaient été
signalés comme particulièrement nocifs" p.69
"Ce que j'attendais,
c'était une énorme bavure des forces de l'ordre qui aurait alors retourné une partie de
la population contre le régime" p.71
"Les pieds-noirs, chassés
de leur terre natale par un tyran inhumain et hautain..." p.81
"Le vieux port (de
Marseille) offrait un véritable échantillonnage des populations du bassin
méditerranéen : Espagnols, Siciliens, Sardes et Juifs, mais aussi Français
d'origine..." p.81
"Soutenues sur les plans
judiciaire, logistique et financier par le Ministre de lIntérieur Roger Frey... des
équipes de marginaux composées de truands, d'Algériens et de Tunisiens, de Vietnamiens
et d'anciens des brigades internationales d'Espagne, furent constituées... contre eux
nulle poursuite, aucune Beate Klarsfeld pour exiger le châtiment de ces criminels... La
Gestapo gaulliste ne saurait être condamnée" p.82
"les tortionnaires
gaullistes n'ont nul besoin de se réfugier en Amérique du Sud" p.83
"Les complices habituels de
De Gaulle... Joxe, Buron, de Breuil..." p.83
"Des hauts fonctionnaires du
département se seraient livrés à des parties fines dans un appartement de fonction de
la Préfecture du Jura... Compte tenu des murs d'une grande partie du personnel
politique et administratif de la France, cette précision n'est pas dépourvue
intérêt.." p.84
"reprendre en main la
population indigène..." (les Algériens chez eux) p.84
"... Cet homme (un agent des
services gaullistes) je tenais absolument à l'éliminer et je me promis de l'exécuter
durant mon séjour à Alger" p.90
"Je pressais
le pas et, bientôt, je me trouvai à la hauteur de l'homme, qui, dans quelques instants
allait mourir. Je le dépassais, ainsi que l'aurait fait n'importe quel passant et parvenu
à quelques mètres plus loin, je me retournais brusquement. Je crois bien qu'il comprit
tout de suite : ses yeux s'élargirent en voyant, au bout de mon bras, l'arme que je
pointais vers lui. Il tenta peut-être de crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Le
9 mm cracha deux fois, deux balles en pleine poitrine. Sous les impacts il fléchit les
genoux et puis il saffaissa contre le mur de la maison qu'il longeait à cet
instant. Le bras toujours tendu et l'arme au poing, je m'approchais et, à bout portant,
je lui logeais une dernière balle dans la tête..." p.94
"...A l'époque où tant
d'étrangers d'origines diverses sont devenus français par l'argent gagné..." p.97
"Cet épisode est
caractéristique de la duplicité que De Gaulle manifesta en toutes occasions, et qui ne
devrait pas laisser dans l'histoire la place que ses thuriféraires pourraient
souhaiter" p.97
"Un ordre me parvint le 22
juin 1962, qui m'enjoignait dexécuter dans les 48 H un certain commandant Kubasiak
qui commandait la base militaire de Blida... Je décidai donc de passer à l'action et
pris aussitôt les mesure qui s'imposaient." p.98-99
"...Nous devrons abattre des
hommes et nous devrons le faire de sang froid. Parfois, ces hommes seront protégés, et
il nous faudra combattre, parfois il ne le seront pas et nous les abattrons quand même et
sans aucune hésitation..." p.101
"J'avais décidé que
Kubaziak serait exécuté au poignard, afin de ne pas risquer d'alerter le
voisinage." p.102
"En se voyant perdu le
commandant Kubaziak se mit à hurler, attirant aussitôt dans le couloir plusieurs membres
de sa famille, qui en tentant de s'interposer, empêchèrent le légionnaire de le
poignarder avec précision... J'estimai qu'il fallait en finir et j'ouvris le feu sur
l'officier qui s'écroula. Je lui tirai alors le coup de grâce, afin de m'assurer de la
bonne exécution de ma mission... [
]. Je regardais mes hommes les uns après les
autres... tous semblaient parfaitement détendus et cependant que l'un des légionnaires
essuyait son poignard tâché de sang avec un chiffon sorti d'un sac de plage, les autres
semblaient admirer la campagne aixoise, fort belle en cette saison." p.103
"La Gestapo gaulliste"
p.105
"Si l'Algérie n'était plus
française, la France, elle devient chaque jour un peu plus algérienne" p.113
"
un état d'abattement
dont je ne sortis qu'animé par une haine accrue envers les traîtres qui réduisaient la
France à l'Hexagone... Il y avait désormais deux mobiles à notre lutte : la vengeance,
car j'ai toujours cru à ses vertus et la tentation de changer les structures politiques
de notre pays, afin de substituer à ce régime animé par un faux prophète à la limite
de la paranoïa et soutenu par les puissances financières internationales et
apatrides..." p.113
"les soldats-domestiques qui
avaient accepté de faire partie du peloton d'exécution" p.113
"...Les fours crématoires
devaient retrouver, à l'époque, une seconde jeunesse, mais les cendres des fusillés de
l'Algérie française, n'eurent jamais le pouvoir mobilisateur de celles des fils de
Sion..." p.114
"Il s'agissait de cantonner
des commandos en Belgique... De là, les équipes entreraient en France, pour y effectuer
des raids éclairs et elles repasseraient la frontière en attendant la prochaine
mission..." p.116
"Un jour, Curuchet
m'annonça que le C.N.R. avait décidé lexécution du premier ministre de
l'époque, Georges Pompidou... Il me fut demandé si j'acceptais la mission, et je n'eus
pas à réfléchir pour donner une réponse positive. En effet, si pour moi l'objectif
N°1 avait toujours été De Gaulle, qui avait seul lenvergure pour mener à bien
une politique désastreuse pour la France, Georges Pompidou me paraissait aussi présenter
les qualités requises pour faire l'objet "d'une ponctuelle" (assassinat en nom
de code) p.121
"Lorsque de Gaulle eût usé
Debré en en faisant un des plus remarquables renégats de l'Histoire..." p.122
"Pompidou accepta,
obéissant ainsi à la volonté des dirigeants de la société en nom collectif
"Messieurs de Rothschild frères"..." p.122
"Pompidou avait été l'un
des négociateurs secrets de la phase préparatoire des accords d'Evian... Il n'y avait
rien qui pût me faire hésiter un seul instant pour accepter une mission qui me
paraissait être de salubrité publique..." p.122
"Quand je sus par la suite,
lex premier ministre étant devenu président de la République, que son mode de vie
ne s'apparentait guère à celui d'un spartiate, j'avoue que je ne regrettais pas d'avoir
tenté de lexécuter. Pour moi, un homme d'Etat, se doit de ressembler davantage à
un Salazar qu'à un Félix-Faure. Enfin, du point de vue de l'efficacité, l'élimination
du premier ministre n'était pas sans intérêt" p.122
"Il pouvait être très
valable de faire le vide autour de lui (De Gaulle) en frappant ses serviteurs ; à la
condition toutefois que l'on ne se contentât pas d'en exécuter un, mais que l'on
sattaquât systématiquement, aux membres principaux du gouvernement" p.122
"Nous arrivâmes à
Orvilliers, quelques minutes avant la sortie de la messe... Un légionnaire devant abattre
Pompidou et l'autre légionnaire et moi-même nous nous chargerions des
"gorilles"..." p.124
"je n'avais pas pour autant
renoncé à éliminer le premier ministre..." p.125
"L'analyse de la situation
me convainquit rapidement qu'il fallait désormais procéder à une purge au sein de
l'état-major O.A.S." p.126
"Je décidai de rattacher
mon réseau au colonel Argoud après avoir éliminé ceux des chefs de l'organisation qui
menaient notre cause à sa perte..." p.127
"Il faut, disait le ministre
de l'Intérieur Roger Frey, retrouver à tout prix Gilles Buscia, considéré comme
particulièrement dangereux" p.161
"Ceux des membres de ma
famille qui habitaient Marseille avaient reçu en 1943, la visite de deux policiers
allemands qui recherchaient mon oncle... Ces hommes s'étaient comportés fort
correctement, n'en déplaise à certaines légendes fort tenaces ; en 1963 ils eurent la
visite de la police gaulliste... Ils se sont longtemps interrogés en pensant à la
différence de comportement entre la police d'un pays ennemi et dirigé par un
"dictateur" et celle de leur propre pays, sous un régime démocratique, et avec
un président républicain..." p.163
"Il restait à tenter de
modifier les structures politiques de la France et en premier lieu à éliminer De
Gaulle" p.168
"Il suffisait d'avoir en
commun avec De Gaulle le même goût pour l'intrigue et les reniements, la même passion
pour le pouvoir et la même indifférence pour l'avenir de la France et des
français..." p.169
"On le sait maintenant, le
complot qui aboutit à lexécution de l'amiral (Darlan) avait ses racines non
seulement dans l'entourage du comte de Paris que lespoir de venir un jour au pouvoir
n'aurait fait reculer devant rien, mais aussi dans le parti gaulliste" p.169
"Cela ne me posa aucun
problème (le projet d'assassiner de Gaulle), bien que j'ai été condamné à mort par
contumace au mois d'avril 64 " p.171
"J'allais maintenant me
concentrer sur le 2ème projet d'attentat qui consistait à "piéger" un
monument que de Gaulle allait inaugurer
" p.181
"L'action criminelle de De
Gaulle en Algérie" p.182
"J'avais été condamné à
tort, mais mon évasion réussie me soustrayait pour le moment à l'exécution de la
peine
" p.184
"la lâcheté des ministres
qui entouraient de Gaulle..." p.185
"Mauriac était intervenu
auprès de De Gaulle, pour tenter de fléchir celui pour qui une mort de plus ou de moins
ne représentait certes pas grand chose" p.186
"Il nous restait maintenant
à espérer que dans moins de trois semaines De Gaulle et ses barons n'échapperaient pas
au piège que nous venions de leur préparer..." p.190
"En ce qui concernait
Boucard, il était considéré comme très suspect et ma mission consistait donc à le
retrouver, à le neutraliser à l'aide de la trousse spéciale que m'avait fournie
Susini... je crois que la police en l'arrêtant lui avait rendu un service dont il aurait
apprécié l'importance, s'il s'était douté de ce qui l'attendait..." p.190
"Je devais tenter une
nouvelle fois de sonner le glas du régime gaulliste" p.225
"J'avais décidé d'aller
m'attabler au café Bathélémy situé juste en face de la gare (de Nice) ... Alors qu'un
des trois hommes qui venaient dans notre direction, prenait place près du
"flipper" qui se trouvait à proximité, je sortis mon pistolet et fit signe à
Rossignol et Lehmann d'en faire autant. Alors, l'un couvrant l'autre, le pistolet
apparent, et ne quittant pas du regard la dizaine d'hommes qui étaient, nous en étions
maintenant certains, des policiers, nous sortîmes lentement du café. Les policiers nous
regardèrent, mais pas un ne bougea..." p.228
"C'était le temps de la
République des copains et des coquins, où se nouaient les plus sombres intrigues, avec
la neutralité d'une police esclave et la bienveillance d'une justice complice et d'un
parlement croupion" p.230
"Le lendemain matin, après
m'être persuadé que j'avais encore besoin de l'ancien légionnaire qui était un
excellent technicien radio et qu'il ne fallait donc pas l'abattre immédiatement, je
soumis Lehmann à un interrogatoire brutal" p.233
"un agent qui trompe la
confiance de ses chefs et de ses camarades est un traître en puissance et la seule
sanction possible est la mort. Ainsi, ma décision était-elle prise, surtout après avoir
appris que Lehmann m'avait menti..." p.233
"En ce qui concernait ma
condamnation à mort pour l'affaire Kubaziak..." p.250
"J'effectuais toujours seul
ma promenade. Une seule fois j'ai rencontré Barbier, condamné pour avoir cru à la
victoire de l'Allemagne, alors qu'il aurait dû prévoir que le camp
"démocratique" l'emporterait.." p.251
"Le sentiment qui se
développait en moi, un peu plus chaque jour, ne laissait aucune place, absolument aucune
à l'indulgence et au pardon. Si je suis chrétien par la naissance et bien
indépendamment de ma volonté, ma philosophie de vie et mon comportement me font
mépriser, profondément, les principes que cette religion, simple excroissance du
judaïsme, destinée à châtrer les occidentaux, à insidieusement introduits en
Occident. La décadence de l'empire romain à dû commencer vraiment, le jour où un
légionnaire a dû briser son épée afin de ne pas tuer ce que sa nouvelle religion
appelait "son prochain"..." p.253
"Mais si je suis d'un
naturel violent, j'ai aussi appris très tôt à exercer un contrôle rigoureux de
moi-même, et la volonté et la patience ont toujours interdit à ma fureur de s'exercer
avant que le temps en soit venu"
p.253
"Paraphrasant
l'Ecclésiaste, j'ai toujours pensé qu'il y avait un temps pour tout, un temps pour
écouter, un temps pour parler, un temps pour subir et un temps pour frapper..."
p.253
"Le juge Doll paraissait me
vouer un sentiment de haine...et tout au long de nos relations, je ne pus jamais
déterminer ce qui l'emportait chez lui de la servilité la plus évidente envers le
régime qui le payait, ou de la lâcheté et la médiocrité qui le faisaient haïr tout
ce qui relevait de préoccupations un peu supérieures" p.258
"Les débauches de tact et
de délicatesses de ce magistrat domestique
" p.258
"Si j'ai personnellement
donné la mort et m'en suis toujours reconnu le droit ..." p.259
"Pour en revenir au juge
Doll, disons que l'indépendance de la justice n'a rien perdu à sa disparition et la
morale non plus" p.259
"J'avais déjà été
condamné à mort pour l'affaire KUBAZIAK..." p.260
'"Ici, les magistrats dont
l'insignifiance habituelle se dissimulait sous la pourpre et l'hermine, trouvaient le
cadre qui convenait à l'exercice de leurs fonctions" p.265
"Les représentants de
l'accusation obéissent toujours servilement aux ordres qu'ils reçoivent..." p.274
"Cet homme... va faire
preuve d'une étonnante absence d'humanité... (Procureur Bernard Dauvergne requérant
contre Buscia) 275
"leurs
servitudes
" p.280
"Une fois encore, j'étais
condamné à la réclusion criminelle à perpétuité..." p.281
"Mais comme je ne pardonne
jamais à ceux qui ont exercé des fonctions de chef et qui ont trahi leurs fonctions...
je décidai que désormais Curutchet ne pourrait quitter sa cellule que pour aller dans
son réfectoire et pour se rendre au parloir ; plus question pour lui maintenant de
circuler librement à l'intérieur du périmètre qui nous était imparti.... Je sortis
pour l'intercepter et le convaincre, cette fois définitivement, de rentrer et de
respecter désormais l'interdit que j'avais décrété..." p.290
"La bagarre, dans ces
conditions, devint générale, et les gardiens (de prison) frappés à l'aide de massues
de gymnastique, y perdaient les uns leurs dents, les autres, leurs râteliers..."
p.296
"Je fus bien tenté de lui
demander si les Allemands condamnés et pendus à Nuremberg, n'avaient pas eux aussi
exécuté des ordres" p.298
"J'ai pensé avoir
rassemblé contre De Gaulle et ceux qui l'ont servi et soutenu des charges suffisamment
accablantes pour pouvoir réclamer contre eux la seule sanction qui puisse encore les
atteindre : la condamnation de l'Histoire" p.307
"Si mon livre est surtout un
réquisitoire, il ne faut pas oublier que dans le développement d'un procès, ce stade
est aussi celui de l'exposé des faits selon le point de vue de l'une des parties à ce
procès. Or, bien des jugements rendu font droit aux réquisitions prononcées et, sous
peine d'admettre qu'ils sont sans valeur, il faut bien reconnaître qu'un réquisitoire
peut être fondé..." p.307 |